Humeurs

4 ans de parcours PMA – Partie 1

1 avril 2021

Hello, 

je me pose quelques (longues) minutes pour coucher sur papier cette aventure qui a rythmé notre vie pendant quatre ans: notre parcours PMA. Protocoles, batteries d’examens, émotions, je vous raconte sans filtre et en toute sincérité mon parcours.

FIV ISCI, transfert d’embryons congelés, stimulation, ponction d’ovocytes, il y a quelques années tout ce jargon m’était inconnu ! Pourtant, après quatre années de parcours PMA, il m’est devenu familier et j’avais à coeur de partager cette aventure qui peut sembler une montagne à gravir en début de parcours mais qui finalement n’est qu’une succession de petites côtes tout à fait surmontables ! 

Pour que l’article ne soit pas aussi long qu’un roman de Marcel Proust, je l’ai coupé en deux parties:

  • Partie 1: Comment j’ai atterri en PMA, FIV 1, Premiers TEC, Fausse couche – Un début d’aventure très médicalisé
  • Partir 2: FIV 2, Transferts et nouvelles pratiques – La suite de l’aventure, de nouvelles rencontres et la prise en compte d’éléments para-médicaux

Je me suis souvent sentie seule dans ce parcours car autour de moi, avoir des enfants n’a pas été un problème. Pourtant, au fil des années, de mes recherches, de mes rencontres, je me suis aperçue que l’infertilité, même transitoire, touchait de nombreux couples. J’avais donc à coeur d’écrire cet article pour partager certaines choses:

  • Mon parcours et sa complexité
  • Les informations et connaissances que j’ai pu accumuler
  • Les émotions qui accompagnent une telle aventure
  • Replacer le parcours PMA à sa place. Il ne nous définit pas et je crois que c’est important laisser cette aventure à la place qu’elle mérite: un pan de notre vie, important certes, mais pas toute notre vie !

Pour commencer, je me suis mis en tête depuis toujours que j’aurais du mal à avoir des enfants… Ne me demandez pas pourquoi, c’est comme ça. Ma mère ayant eu quelques difficultés pour nous avoir, j’ai ancré profondément l’idée qu’il en serait de même pour moi. Quelle ânerie… et pourtant…

Revenons sur les prémices de tout ça, l’adolescence

15 ans, des boutons d’acné fleurissent joyeusement sur mon visage et le haut du corps, ça m’agace. Les traitements de base ne fonctionnent pas, il faut dire que je ne suis pas très assidue en ce qui concerne les crèmes et autres galères. Très vite mon médecin généraliste me propose de me placer sous pilule micro-dosée. Le miracle se produit, l’acné est réduit à peau de chagrin, c’est comme ça que j’ai commencé à prendre la pilule à 15 ans et que mes premières règles sont arrivées.

17 Juillet 2009, c’est la naissance de notre bébé couple. J’ai tout juste 18 ans et les prémices de notre histoire signent aussi le début de notre vie étudiante. Les années passent, nous affinons nos parcours universitaires et professionnels. Avoir un enfant est un projet qui nous tient à coeur mais il n’est pas encore à l’ordre du jour. Stabilité financière, mariage, bébé, c’est un peu ce parcours classique que nous avons en tête. Je prends donc la pilule sans me poser de questions pendant toutes ces années.

24 Juin 2017, cette date restera pour nous un souvenir inoubliable ! Notre mariage, une vague de bonheur ! J’avais anticipé et arrêté la pilule deux ou trois mois avant car nous voulions mettre en route un bébé. Je prends quand même un rendez-vous chez une gynécologue pour faire le point en Octobre 2017. En effet, j’ai toujours en tête que tomber enceinte ne sera pas chose facile et le fait de ne pas avoir eu mes règles naturellement lors de la puberté me questionne. Les mois passent et elles ne reviennent d’ailleurs pas.

Suite à ce rendez-vous, je fais les premières prises de sang, des dosages hormonaux. On constate tout de suite un déficit sur certaines hormones. Sans s’alarmer, le médecin me propose de suivre le premier niveau de traitements hormonaux (Clomid, Duphaston) pour essayer de déclencher l’ovulation que je n’ai toujours pas eu naturellement depuis l’arrêt de la pilule. Les résultats des prises de sang de contrôle sont sans appel, il ne se passe rien, malgré le traitement. Mon aménorrhée primaire et ces premiers éléments amènent rapidement ma gynécologue à me rediriger vers une consoeur spécialisée dans la PMA. Le délai pour avoir un rendez vous est long mais on patiente jusqu’en mars 2018. A ce moment là, on se laisse porter de rendez-vous en rendez-vous, sans s’inquiéter outre mesure, nous avons 26 et 27 ans, nous sommes encore les seuls à nous lancer dans le projet bébé, c’est plus simple à gérer.

Le début de l’aventure PMA

Mars 2018, je rencontre pour la première fois ma nouvelle interlocutrice qui me suivra tout au long de mon parcours. Pour commencer mon chéri fait également des examens, il est en effet hors de question de commencer des traitements PMA sans s’assurer que tout fonctionne bien du côté de monsieur. Le spermogramme est normal, pas d’inquiétudes de ce point de vue là. Pour ma part, je fais une série de prise de sang qui mettent à jour un dysfonctionnement au niveau du complexe hypothalamo-hypophysaire. Je ne sécrète pas certaines hormones indispensables pour déclencher une ovulation. Je complète ces prises de sang par des examens physiologiques: échographies et hystéroscopie, et bonne nouvelle, structurellement parlant, tout va bien. Je fais le deuil du bébé miracle qui arrive naturellement mais je reste optimiste. En effet, mon cas est assez « classique » et les traitements pour pallier à ces difficultés sont bien rodés.

On planifie donc les premiers traitements hormonaux pour le mois d’Octobre 2018. En effet, si concevoir ce bébé est notre priorité, nous ne voulons pas pour autant nous isoler du monde extérieur, attendre, et s’enfermer dans ce parcours. On décide de savourer cet été où l’on profitera d’un inoubliable voyage à Tahiti. La rentrée signe le retour de nos préoccupations médicales et je revois ma gynécologue. Je vais tester plusieurs traitements hormonaux davantage dosés, des stimulations. Piqûres, pompe, nous testons plusieurs dosages, plusieurs méthodes mais rien n’y fait, les résultats sont toujours négatifs. De plus, nous décelons le syndrome des ovaires multi-folliculaires ce qui rend difficile le contrôle du développement des mes nombreux ovocytes lors de ces fameuses stimulations. La décision est prise rapidement, la FIV est certainement la meilleure solution pour nous. Je fais définitivement le deuil des deux barres sur le test urinaire qui arrivent comme par magie. Je suis presque soulagée que les choses soient claires, terminé les « essais » qui ne donnent rien. La FIV ne m’effraie pas, au contraire, moi qui ai besoin de contrôle, j’ai l’impression que l’on contrôlera mieux les choses. Ce que je ne sais pas encore, c’est que si l’on peut contrôler certaines facteurs, la nature reste maîtresse et l’implantation ou non d’un embryon reste un paramètre plus ou moins hors de contrôle.

Je découvre la complexité de la pma et la FIV

Janvier 2019, le moment de commencer la première FIV est venu. C’est parti pour le protocole de stimulation qui précède la ponction d’ovocytes. Piqûres quotidiennes, prises de sang et échographies régulières, la bonne nouvelle c’est que je réagis très bien au traitement. J’ai la chance d’être enseignante et d’avoir des plages horaires disponibles pour faire tous ces examens car c’est chronophage. Journées qui commencent à 7h au laboratoire ou qui se terminent à 20h chez l’échographe, c’est toute une organisation. On affine les dosages et tout se passe bien, j’ai de nombreux follicules et ils grossissent bien. Nous déclenchons l’ovulation avec une autre piqûre et quelques jours plus tard, me voilà en salle d’opération pour une anesthésie générale, c’est le moment de ponctionner les ovocytes. Pendant ce temps là, mon chéri donne son sperme et il faudra attendre quelques jours pour avoir le résultat de cette première ponction. Je me réveille un peu groggy, Seb est à mes côtés, on attend déjà les premières informations avec impatience, à savoir, combien d’ovocytes ont été prélevés. Le médecin arrive et le verdict tombe, nous n’avons pas d’ovocytes: ponction blanche… Le déclenchement de l’ovulation n’a pas fonctionné, les follicules n’ont pas évolué en ovocytes… Le monde s’écroule, les larmes coulent l’espace de quelques instants. Nous allons devoir recommencer ce protocole lourd… Nous sortons le coeur lourd de la clinique, direction notre fromagerie préférée pour un sandwich, mais le coeur n’y est pas.

Retour à la maison, déçus mais pas abattus. On sait ce qui n’a pas fonctionné, nous ne sommes pas dans le flou, on a affiné les dosages, nous sommes maintenant en terrain connu, la prochaine ça sera la bonne. Il me faut quelques jours pour récupérer, quelques semaines pour que mes ovaires retrouvent une taille normale et nous voilà repartis pour un deuxième protocole ! Cette tentative de FIV et la ponction blanche qui s’en est suivie ne comptera pas dans les 4 FIV autorisées en France, cela nous rassure !

Mars 2019, en route pour la deuxième tentative ! Comme la première fois, je réponds bien au traitement. Et franchement, ce sont ce genre de petites choses qui m’ont permis d’accepter tous ces traitements, nous avions toujours des résultats encourageants. Quinze jours de piqûres, d’ovules, de prises de sang, d’échographies et nous voilà revenus à la case départ dans cette chambre de la clinique. On prend les mêmes et on recommence ! Cette fois-ci encore, j’ai de nombreux follicules de bonne taille. L’annonce du médecin est cette fois positive, 16 ovocytes ont été prélevés. Il faut maintenant attendre, quelques jours pour savoir d’abord combien d’ovocytes seront fécondés et ensuite combien d’embryons se développerons suffisamment pour être conservés. Je sais déjà que l’implantation ne se fera pas dans la foulée de la stimulation. En effet, le syndrome des ovaires multi-foliculaires entraine un risque d’hyperstimulation qui ne permet pas d’envisager sereinement un transfert de suite. Je suis déçue par cette nouvelle, mais nos embryons seront congelés, ça n’est qu’une question de quelques semaines supplémentaires… Encore. 

Je ne me rappelle plus exactement mais je crois que l’on nous communique le lendemain que 9 ovocytes ont été fécondés et nous saurons 5 jours plus tard que nous avons 5 embryons congelés de très bonne qualité. Quel soulagement, l’aventure continue ! Les suites de cette ponction seront douloureuses, ventre extrêmement gonflé, malaises, passage aux urgences, j’ai voulu continuer de vivre à 100 à l’heure alors que notre corps a vraiment besoin de repos après un tel épisode. J’en tirerai les conséquences pour la prochaine fois, si prochaine fois il y a.

A ce moment, là, les copains commencent à parler bébé et leurs projets se concrétisent vite. Nous sommes bien sûr ravis à chaque annonce, mais l’envie que ça soit notre tour est de plus en plus prégnante, comme un sentiment d’urgence naissant de la comparaison alors que nous n’avons que 27 ans. Entre les protocoles nous voyageons, nous sortons, nous faisons des projets et cela rend les choses bien plus acceptables. Je crois que l’on s’est résignés, ça sera long donc on continue de vivre tout en ayant ce fil rouge de la PMA en sous-terrain.

Nous faisons une confiance aveugle à notre gynécologue, je n’entame donc aucune démarche en parallèle de tous ces traitements médicaux. Le seul changement que j’ai entrepris est d’arrêter la course à pied que je pratiquais de façon assez intense, halte au cardio. Je considère que mon alimentation est saine et d’ailleurs toutes les prises de sang que j’ai pu faire le confirment, je suis en bonne santé. Je me laisse donc guider par le monde médical sans encore envisager un accompagnement para-médical.

Le début d’une longue série de TEC (Transfert d’embryons congelés)

Arrive le mois de mai et le premier transfert d’embryon. On part sur une préparation hormonale de l’endomètre pour favoriser l’implantation de l’embryon. C’est reparti pour les piqûres, les prises de sang et les échographies mais ce traitement est moins éprouvant que la stimulation précédente. Mon endomètre atteint rapidement la taille requise, il est parfait, on me dira ça à chaque transfert… Enfin, c’est le premier, on se dit que c’est une bonne chose. Vient le transfert, et les deux semaines terriblement longues qui s’ensuivent avant le verdict. Deux semaines de culpabilité, faut il trop en faire pour s’occuper ou bien ne rien faire au risque de trouver le temps long. Faut il se reposer ou bien travailler, ces périodes génèrent beaucoup de stress de part l’attente mais aussi de part l’incertitude qui règne sur la conduite à adopter. Ce petit embryon est dans mon ventre, que puis je faire pour qu’il y reste ? Je ne ressens aucun symptôme mais après tout, chaque grossesse est différente. Je craque pour un test urinaire 2 jours avant la prise de sang . Il s’avère négatif, j’ai encore un espoir, bien maigre… Je me promets de ne plus jamais refaire ce test urinaire à l’avenir. Cette deuxième bande que l’on affiche fièrement partout, j’ai l’impression que je ne la verrais jamais. Il n’y a aura pas de miracle. Ce premier transfert sera négatif. 

Retour chez notre gynécologue qui nous dit que de transfert en transfert, nos chances de réussites se multiplient. Nous voilà rassurés. Prochain transfert prévu en Juin 2019, en plein déménagement. J’aurais au moins l’esprit occupé par autre chose. On prend les mêmes et on recommence, même protocole, mêmes examens. Entre temps j’ai entendu parlé des bienfaits de l’acupuncture pour favoriser l’implantation de l’embryon. Qu’à cela ne tienne, je prends rendez vous 48h avant le transfert. Je découvrirais d’ailleurs un adorable acupuncteur qui me suivra sur tous mes transferts. 

Une belle lueur d’espoir dans notre parcours pma

Arrive le jour du transfert, c’est reparti pour un tour. Détour par notre fromagerie favorite, c’est presque devenu superstitieux cette histoire. Le lendemain nous déménageons. J’évite les charges lourdes mais on vit les journées suivantes à 100 à l’heure. Pourtant cette fois-ci, je ressens un peu d’écoeurement et mes seins sont plus sensibles. Je ne sais jamais quoi penser, est-ce les hormones, est-ce un signe, mais pourquoi pas. Déménagement, emménagement, mariage de copains, ces 10 jours d’attente passent cette fois-ci à vitesse grand V. Le jour J arrive, j’attends patiemment 12h, c’est toujours dans ces eaux là que je reçois les résultats du laboratoire. C’est POSITIF. Je relis le mail, mais pas de doute, je suis enceinte avec un taux de Beta-Hcg totalement normal !! On garde cela pour nous, c’est encore tout frais et puis on veut faire une annonce en bonne et due forme à nos familles, on gardera donc le secret quelques semaines. Là je peux le dire, on est heureux, vraiment. 

Je pars en vacances à Noirmoutier avec ma mère, difficile de lui cacher la bonne nouvelle, mais on veut attendre d’être réunis avec mon chéri et mon père pour leur annoncer. Je me fais presque un plaisir de refuser les fromages au lait cru, je savoure ces contraintes de femmes enceintes dont j’ai toujours rêvé ! Quelques jours plus tard je vais chercher mon chéri à la gare, il me rejoint en vacances. Sur le trajet, je sens que quelque chose coule entre mes jambes. Je mets ma main et voit de suite que c’est du sang. La peur s’empare de moi… Je sais que l’on peut avoir de petits saignements, mais là ça n’est pas quelques gouttes. Je récupère mon chéri apeurée. On rentre et on repartira l’après-midi aux urgences obstétriques sur les conseils de notre gynécologue pour voir ce qu’il en est de l’embryon. On explique en deux mots la catastrophe à ma mère avant de repartir pour les urgences… Sympa comme annonce…

Nous sommes terriblement inquiets, j’avoue que j’étais encore innocente avant cet épisode, je n’entrevoyais pas encore toutes les complications qui pouvaient survenir lors d’une grossesse, je savais que ça existait, mais pas nous, pas après tout ça. L’échographie sera plutôt positive, l’embryon est encore accroché, on entendra d’ailleurs son petit coeur battre pour la première fois. En revanche, j’ai bien un hématome sur la paroi utérine. On me dit que 90% des hématomes se résorbent et permettent de mener la grossesse à terme. On rentre un peu perdus mais quand même rassurés, je dois me reposer et continuer mes ovules de progésterone. On refera une échographie de contrôle 10 jours plus tard, l’embryon est encore là, l’hématome aussi.

On continue nos vacances, on rejoint la famille de mon chéri à Bergerac. Je fais la route sans avoir conscience qu’avec un hématome c’est un repos TOTAL que je devrais observer, mais ça on ne me le dit pas à l’époque… Je me repose un peu mais bon, je ne reste pas alitée non plus, ça n’est pas ce que l’on m’a préconisé. On annonce la bonne nouvelle à l’autre partie de famille. Je suis exténuée par la progestérone et j’identifie ça à un symptôme de grossesse qui me rassure. 

Les vacances passent, nous faisons l’annonce au compte-goutte à la famille et aux amis proches. Tout le monde se réjouit pour nous, ils savent que notre parcours n’est pas évident. Ma meilleure amie est aussi enceinte, on a 10 jours d’écarts, encore une jolie nouvelle qui ponctue ces vacances.

Une nouvelle épreuve nous attend, la fausse couche

Retour à Paris, nous attendons avec impatience l’écho des 3 mois le 2 septembre. La veille, c’est le tour des copains, on reçoit une jolie photo de l’écho ! C’est émouvant, vivement notre tour le lendemain. On patiente dans la salle d’attente et on y va. J’avoue que j’ai un peu la boule au ventre, cet hématome m’a quand même remis un peu les pieds sur terre, la grossesse est fragile. La sage-femme pose le lecteur sur mon ventre et son visage se crispe immédiatement. Elle ne fait pas durer le suspens, le verdict tombe, le coeur s’est arrêté depuis 3 semaines. Mon chéri est abasourdi, je suis si triste que tout s’arrête, je culpabilise tellement, mais j’avais quand même cette éventualité dans un coin de ma tête ce qui me permet peut-être de ne pas m’effondrer. La sage-femme nous redirige vers les urgences de Trousseau, il va falloir procéder à l’évacuation du foetus qui ne s’est pas faite naturellement.

Direction les urgences, il y a énormément d’attente, on se met d’accord avec une aide soignante pour aller prendre l’air, elle nous appellera quand ça sera notre tour. Les pieds sur terre, on décide d’aller manger une pizza chez Ragazzi, une pizzeria du coin que l’on adore. 25 minutes à pied pour échanger, se rassurer, faire semblant. La famille et les amis attendent un retour de notre écho, on leur fait part de la nouvelle, heureusement qu’ils sont là, on aura beaucoup de soutien. C’est aussi dans ces moments là que l’on se rend compte à quel point les proches, et notamment les parents, souffrent également de cette situation. Par ricochet, le parcours PMA impacte aussi nos proches, il faut aussi en avoir conscience.

On aura faim pour notre pizza quand même, retour aux urgences, l’aide soignante nous a oublié mais il n’y a plus personne. C’est notre tour. L’échographie confirme le diagnostic, on doit choisir entre un IVG médicamenteuse ou une opération. Je veux en finir vite, l’anesthésie générale c’est ce qui nous convient. Le rendez vous est pris 3 jours plus tard. Entre temps je fête mon anniversaire avec les copains, on a souhaité maintenir et que c’est bon d’être si bien entourés, on se sent chanceux !

Cette histoire se terminera le vendredi, une intervention pénible, des larmes, mais c’est fait, je tourne la page !

Transfert suivant s’il vous plait et si j’optais pour le Yoga Fertility ! 

S’en suivront 3 transferts tous négatifs. Entre temps, je m’inscris au Yoga fertility proposé par Charlotte à Paris ou en ligne. L’impact sur la fertilité semble intéressant et moi qui pratiquait déjà le yoga, me voilà rassurée de le faire dans un cadre sensible à ma problématique. Moi qui faisait du yoga pensant que c’était bon, relaxant, je lis que les torsions, inversions et autres plaisirs yogi ne sont pas propices à la fertilité. Ah cette sacrée culpabilité qui nous accompagne tout au long du parcours ne me laisse pas beaucoup de répit. Même quand je pense bien faire, je me rends compte que non, ça n’est pas optimal. Au delà du cours de yoga en lui-même, cela me permet de découvrir une communauté de personnes en parcours PMA, notamment sur Instagram. Je lis de plus en plus de publications et commence à entrevoir qu’il existe d’autres facteurs de réussite en complément des traitements strictement médicaux. Ces éléments vont cheminer dans mon esprit pour m’amener quelques mois plus tard à entreprendre de nouvelles habitudes en vue d’obtenir enfin un autre transfert positif.

Nous n’avons plus d’embryons de cette FIV1, il est temps d’envisager la FIV2.

Retrouvez la suite de notre histoire ici !

 

 

 

 

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